Bonjour, c'est le petit coup de gueule du jour.

Bonjour, c'est le petit coup de gueule du jour.
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# Posté le mercredi 16 décembre 2009 04:45

"Le rallye était chouette, de l'acide, de l'herbe et de tout à gogo. Encore maintenant les couleurs me coulent dessus et le carreau fêlé de la fenêtre est d'une beauté terrible. " L'herbe bleue.

"Le rallye était chouette, de l'acide, de l'herbe et de tout à gogo. Encore maintenant les couleurs me coulent dessus et le carreau fêlé de la fenêtre est d'une beauté terrible. "  L'herbe bleue.

Hier je me croyais la personne la plus heureuse de la terre, de toute la galaxie,de toute la création. Etait-ce seulement hier ou bien à des millions d'années-lumière ? Je pensais que l'herbe n'avait jamais eu d'odeur aussi verte, que le ciel n'avait jamais été aussi haut.

Bonjour, aujourd'hui, je crois que je vais bien. Je fais n'importe quoi, mais je sens l'excitation des vacances se pointer. Ca chatouille le ventre, c'est agréable. Je crois que plus tard, je serais philosophe. J'apprendrais aux gens à être heureux, j'inventerais des doctrines, et j'aiderais la terre à être moins malade. Après tout, il n'y a pas de raisons pour que je garde le secret du vrai bonheur pour moi toute seule, si? Lorsqu'on cherche bien, le bonheur est à l'intérieur de nous. Malheureusement, il est quasi introuvable. Alors voyez-vous même. J'ai du mal à être heureuse car le bonheur est bien enfui au fond de moi. Pourtant, quand je le trouverais, je nagerais dedans. L'ironie, je crois, est que je ne cherche pas.

# Posté le lundi 14 décembre 2009 13:31

We are the world.

We are the world.
All these things I hate - Bullet for my valentine. C'est comme un souffle de vent. Celui qu'on sent lorsqu'on est assis, sur un rebord, une pierre, seul dehors. Il frôle nos joues, notre nez, fait voler nos cheveux. Je sens qu'ils vont dans tous les sens, je les tiens entre mes mains. Je fais des tourbillons dedans, des noeuds. C'est doux. J'ai l'habitude de me souvenir de ma vie d'avant, lorsque je suis seule, dérangée seulement pas le vent. Je me souviens qu'avant, toi et moi on était soudés. On dormait ensemble, on riait, on faisait des mauvais coups. On était bien. Tu sais, la plupart des gens se plaignent. Ils disent que l'autre les fais chier, qu'ils auraient voulu être unique. Pas moi. Je n'aurais pas vécu tout ces beaux moments, tes calins et tes sourires. "Giulia, tu es la plus belle chose que j'aie au monde". J'sais pas pourquoi, mais toi, je t'ai toujours cru. Je me suis toujours sentie dans un cocon, tout chaud, tellement bien. Tu es un peu mon étoile, mon ange gardien, ma façon d'être. C'est toi qui m'a aidé à me construire. Combien de fois n'ai-je pas pleuré dans tes bras? Tu es l'une des seules personnes qui a réussit à comprendre que derrière Giulia, derrière la carapace de bonheur que je m'étais fixée, je n'étais pas si bien que ça. C'est ce qu'on appelle être malheureuse, j'imagine. Voilà, j'étais malheureuse. Comme tu l'étais à mon âge, treize ans auparavant. Je pense que je ne pourrais jamais te rendre ce que tu m'as apporté. Je suis bien trop vulnérable et puis maintenant, je ne suis plus ta vie. Je n'en suis qu'un bout. Avant, j'étais tout. Maintenant, le cours des choses est redevenu normal. Tu as une autre vie, une bien plus belle vie. Qui t'apporte le sourire, ce que je n'aurais pas pu faire moi-même. Je ne te montrerais sûrement jamais ce petit texte, il n'en vaut pas la peine. Un jour, j'oserais te dire tout ça à voix haute. J'oserais te crier que je pleure souvent d'être éloignée de toi. Que je donnerais tout pour retrouver cette complicité, que les autres n'ont pas. Je voudrais qu'encore une fois tu me dise que je suis la plus belle. Mais pas comme tu le fais maintenant, pour être gentil. Comme tu le faisais avant, avec toute ta sincérité, parce que pour toi, c'était vrai. Je crois que je n'ai jamais aimé quelqu'un autant que j'aime mon frêre.

Je n'arrive plus à écrire, une larme coule. C'est peut-être le vent, c'est sûrement le vent. On pourrait croire que c'est parce que j'ai mal, mais c'est faux. Depuis que la complicité est partie, la carapace est revenue. Alors je ne montrerais pas combien j'ai mal, même pas au vent.

# Posté le samedi 12 décembre 2009 14:00

Modifié le dimanche 13 décembre 2009 13:43