All these things I hate - Bullet for my valentine. C'est comme un souffle de vent. Celui qu'on sent lorsqu'on est assis, sur un rebord, une pierre, seul dehors. Il frôle nos joues, notre nez, fait voler nos cheveux. Je sens qu'ils vont dans tous les sens, je les tiens entre mes mains. Je fais des tourbillons dedans, des noeuds. C'est doux. J'ai l'habitude de me souvenir de ma vie d'avant, lorsque je suis seule, dérangée seulement pas le vent. Je me souviens qu'avant, toi et moi on était soudés. On dormait ensemble, on riait, on faisait des mauvais coups. On était bien. Tu sais, la plupart des gens se plaignent. Ils disent que l'autre les fais chier, qu'ils auraient voulu être unique. Pas moi. Je n'aurais pas vécu tout ces beaux moments, tes calins et tes sourires. "Giulia, tu es la plus belle chose que j'aie au monde". J'sais pas pourquoi, mais toi, je t'ai toujours cru. Je me suis toujours sentie dans un cocon, tout chaud, tellement bien. Tu es un peu mon étoile, mon ange gardien, ma façon d'être. C'est toi qui m'a aidé à me construire. Combien de fois n'ai-je pas pleuré dans tes bras? Tu es l'une des seules personnes qui a réussit à comprendre que derrière Giulia, derrière la carapace de bonheur que je m'étais fixée, je n'étais pas si bien que ça. C'est ce qu'on appelle être malheureuse, j'imagine. Voilà, j'étais malheureuse. Comme tu l'étais à mon âge, treize ans auparavant. Je pense que je ne pourrais jamais te rendre ce que tu m'as apporté. Je suis bien trop vulnérable et puis maintenant, je ne suis plus ta vie. Je n'en suis qu'un bout. Avant, j'étais tout. Maintenant, le cours des choses est redevenu normal. Tu as une autre vie, une bien plus belle vie. Qui t'apporte le sourire, ce que je n'aurais pas pu faire moi-même. Je ne te montrerais sûrement jamais ce petit texte, il n'en vaut pas la peine. Un jour, j'oserais te dire tout ça à voix haute. J'oserais te crier que je pleure souvent d'être éloignée de toi. Que je donnerais tout pour retrouver cette complicité, que les autres n'ont pas. Je voudrais qu'encore une fois tu me dise que je suis la plus belle. Mais pas comme tu le fais maintenant, pour être gentil. Comme tu le faisais avant, avec toute ta sincérité, parce que pour toi, c'était vrai. Je crois que je n'ai jamais aimé quelqu'un autant que j'aime mon frêre.
Je n'arrive plus à écrire, une larme coule. C'est peut-être le vent, c'est sûrement le vent. On pourrait croire que c'est parce que j'ai mal, mais c'est faux. Depuis que la complicité est partie, la carapace est revenue. Alors je ne montrerais pas combien j'ai mal, même pas au vent.